jeudi 22 juillet 2010

Possession



J'aimerais t'aimer comme on aime une perle
Me noyer à jamais dans la blancheur éternelle
Et sourire aux anges dans leurs tristes nuages
Qui ne voient ici que de pâles mirages

J'aimerais t'aimer comme on aime le ciel
Regarder ta clarté chuter vers le soleil
Et adoré son sort de beauté enflammée
Qui éclaire flamboyant ton visage animé

J'aurais voulu t'étreindre au regard des étoiles
Et pleurer dans tes bras la douceur de l'aurore
A enfouir mon bonheur dans tes yeux qui dévoilent
Au milieu du divin et du cœur, moment d'or

On ne voudrait avoir à devoir s'en aller
Milles Adieux susurrés entre milles baisers
Que sous le doux prétexte de la mort appelée
Ne jamais avoir à devoir se quitter.


|V|

Au regard du ciel - II Douleurs vives



Sous le voile des avenirs

Morphée chevauche céleste

L'équinoxe de ses égards

Et transporte jusqu'à l'ouest

Vers cette tour d'ivoire

Ces douleurs que tu détestes


Douleurs ombragent la beauté

Des deux joyaux divinisés

Au cœur sertie d'une bleutée

Qu'Héphaïstos n'eut pu ciseler.


Douleurs épaississent à jamais

Ténébreuse clarté éternelle

Entache le superbe entamé

Emporte en Enfer tes prunelles.


Ces douleurs que tu détestes

Ornent ces beautés saphirs

Que le solstice céleste

Si magnifié ne put offrir

Qu'en te rejetant vers l'est

Sous le voile des avenirs


|V|

Au regard du ciel - I Simplicité



Dans un souffle son regard

Faufile les airs tout hagard

Dépasse le ciel tout fuyard

Festoie de ses astres criard

Me dessert sans crier gare

Dans son souffle un regard


Regard de poussières envolées

Virevoltent endiablées vivifiées

Enflamment pupilles étiolées

Extasent son cœur magnifié


Regard de braises bleutées

Vacille vivace enivré

Reflète égards et rejetées

N'acquiesce ni le faux ni le vrai


Dans son souffle un désir

S'immisce sans déplaisir

Dépasse sans peurs l'avenir

Et les douleurs à venir

Me transperce du plaisir

Dans un souffle son désir.



Eveil matinal - II le volet et la pluie



Face au bois bataille la pluie
Tinte et tambourine entêtée
Sur ce volet où rien ne luit
Hormis cet astre reflété

Qui de nouveau déterre le jour
D'un reflet gris morne morose
D'une fraicheur et puis toujours
Céleste nuit devenue rose

Clameur s'éveille dans le froid
Souffle venteux vole vivifié
Par les espaces si étroits
Vers mes oreilles toutes bercées.

|V|

Eveil matinal - I le volet et l'aurore.

Photo © Anabelle Schattens


Réveil épais tandis que choit
Dans ces lueurs ombre alarmée,
Préfère fuir si désarmée
Face à ce manque entier de choix.

Regard observe contemple admire
Ces interstices de feu divin
Regard et goût plein de délire
Extase qu'embrase le malin.

Mais même à croitre infiniment
Toujours sera demi voilée
Par ce bois vert s'épaississant
L'ombre entachée toute halée.

|V|

mardi 3 novembre 2009

Fracture


Beaucoup de choses s'effondrent, silencieuses

Un vide m'envahit, bref, douloureux,

Il suffit de quelques paroles, silencieuses

De quelques instants, brefs, douloureux.


Dix minutes, quatre vers, harmonieux

Les secondes s'enchaînent, laborieuses

Mes rêves m'enchaînent, harmonieux

Et je reste là, las de cette absence, laborieuse.


Tous les doutes se suivent, se ressemblent

Et mes peurs me poursuivent, s'assemblent.


Tu parlais de rêves, d'espoirs, fou furieux

Étalais tes vers au soir, malheureux,

Tu parlais de liens, de voiles, fou furieux

Et te voilà de pierre au mur, malheureux.


Tu voulais libérer cette folie, furieuse

Espérais fuir cet enfer, de feu

Tu voulais jumeler cette folie, furieuse

Retrouver l'amour ce sentiment, de feu.


|V|

samedi 22 août 2009

Bords des quais



Au terme d'un soir je t'ai assuré
Qu'en poème je te dessinerai
Bordeaux, la beauté de ses quais
La nuit même je te l'écrivais.

À tes yeux je voudrais dévoiler
Les bordures aux mille passants,
Dans tes yeux je voudrais refléter
La Garonne et ses fanaux dansants.

Près d'un pont aux airs millénaires
Deux amants se parlent d'amour
À l'abri d'un arbre séculaire
Deux guitares s'animent tour à tour.

Là, une fillette criarde
Qu'une mère voudrait oublier,
Ici, deux vielles bavardes
Qui parlent d'anciennes années.

On voit de splendides jardins
Aux couleurs sombres et changeantes,
On entend le même refrain
Des grillons aux voix entrainantes.

Dans cette ballade tout est magique
Chaque regard, chaque parole
Imagine je t'en prie l'instant unique
Que de regards, plus de paroles.

Tiens! maintenant le miroir d'eau
Plein de gamins qui vont nu pied
Je maudis alors leurs soubresauts
Car j'ai trop brièvement vu ton reflet.

Au terme d'un soir je t'ai assuré
Que ce poème oui, tu l'aimerais
Peut-être alors m'étais-je trompé
Mais insouciant je l'écrivais.

|V|