
Je sorti mon épée dans cette plaine de désolation,
J'ai brandi mon arme, gonflé mes poumons pour crier mes vociférations,
J'ai couru dans les hautes herbes sans écouter les acclamations,
Au milieu du chaos j'ai fait de mon âme mon épée pour ma propre rédemption.
De toutes parts les flèches pleuvaient,
Seul profanateur de ma rancœur je pleurais.
De toutes parts les corps s'affalaient,
Seul résistant je courais.
Au devant de moi se livrait une bataille inégale,
Une armée de bonheur affrontait des décennies de malheur,
Au derrière de moi s'étendait une grande peur,
Une plaine de souffrances, un fantôme de terreur pâle.
Dans ma tête se livre cette bataille sanguinaire,
Seul le destin à su tracer et diriger ses armées déferlantes,
Seul la fatalité saurait dénoncer la triste partie gagnante,
Dans ma main se trouve mon â(r)me que je serre.
|V|
