dimanche 19 avril 2009

Combat d'espoir




Joyau d'espoir
Au creux de ma main
Laisse moi croire
En un lendemain.

Je serre sur mon cœur
Ce pâle rubis noir
Qui prédit mon malheur
À la tombée du soir.

Dans une sombre forêt
Pleine d'un silence blanc,
Un monstre m'a cerné
Tout en m'affaiblissant.

J'entrevois ce combat sans espoir,
L'au-delà gagné d'avance.

La terreur m'envahit
Alors que je recule,
À présent l'ignominie
Dans l'inconnu m'accule.

Mais je me bat sans relâche
Enlaçant ma perle carmin,
C'est une peur qu'elle m'arrache
Une fois sortie de son écrin.

Un sourire au coin des lèvres,
La bête détourne ma vigilance
Elle me ronge sans trêve
Anéantis toutes mes défiances.

J'aperçois la fin de cette lutte sans espoir,
Sous l'étoile de la malchance.

L'échine courbée, je sens dans ma bouche
L'âpre saveur d'un filé de sang
La tête baissée, l'air farouche,
Je sens une larme perler lentement.

Est-ce ma mort qu'il provoquera
Dans ce monde qu'il assombri?,
Est-ce sa mort qu'il amènera
Lorsqu'il m'ôtera la vie?

Je lève les yeux sur de simples murs blancs,
Son ultime assaut m'arrache un hoquet
Je ferme les yeux sur ce réel si tranchant,
Et lâche le zéphyr de ma vie déchirée.

Voici la fin de mon duel sans espoir,
Infinie bataille contre cet invisible,
Horizon funèbre au sein de mon mouroir.

|V|

Poème proposé au concours du forum des Songes du crépuscule. Thème: Combat sans espoir.

Image Naturelle



À la fin du printemps, le début d'une vie,
Au sein d'une branche une perle grandit,
Attendrie par la douce affection du soleil,
S'étirant vers le ciel aux couleurs vermeille.
À la mort du printemps, éclosion d'un bourgeon,
Qui fébrilement au glas de cette saison,
S'amuse des mimiques du soleil aimant,
Dérobé aux rameaux de l'arbre bienveillant.

Au début de l'été, la jeunesse d'une vie,
L'enfant de nature qui gentiment sourit,
D'être épaulée par sa mère de verdure,
De grandir sous le ciel aux teintes azur.
Aux chaleurs de l'été une feuille d'érable,
Continue de pousser dans son monde agréable,
Qu'un brasier suffoquant se décide à troubler,
Recouvrant de larmes cette terre embrasée.

Aux jonctions des saisons la moitié d'une vie,
Qui privée de raison choisit l'ivresse et l'oubli,
S'abîmant de plaisir, de joies sans espoirs,
Le baiser d'une ondée, la froideur du soir.
Au milieu des saisons, gaîté d'une feuille,
Qui bien qu'incomprise ignore les écueils,
Leurrant l'autorité qui jadis la guidait,
Les vielles harangues d'un père ensoleillé.

Au matin de l'automne, l'envol d'une vie,
Dans le souffle du vent notre feuille a fini,
Par quitter son foyer sans aucune rancoeur,
Nimbant de quelques pleurs l'arbre qui se meurt.
Au déclin de l'automne, prélude à l'ennui,
L'existence monotone d'un être qui vieillit,
Essuyant les dangers d'une vie de bohème,
Inondée par la brise d'un passé bien blême.

Au début de l'hiver, la fin d'une vie,
Une feuille d'érable qui, tristement ternie,
S'allonge péniblement sur un torrent glacial,
Et observe derrière elle son parcours fatal.
À la fin de l'hiver, le début d'un trépas,
La mort d'une feuille qui, flétrie par le froid,
S'assoupit paisiblement auprès de ses soeurs,
Feuilles de tout horizon, et de toutes couleurs.
|V|

Poème proposé au concours des "quatre points cardinaux". (concours national, lycée )