samedi 18 octobre 2008

Déchirement


Déchirant le ciel d'un fugace bruit d'écho,
Transperçant les cieux et illuminant la terre,
Un démon se décide à resserrer son étau
Entourant le monde de ses serres.

Le son semble se répercuter et s'amplifier,
Une luminescence foudroyante l'a précédée,
L'écart est un temps, le temps une distance,
Dans un monde tout en noir ce naturel éveille les sens.

Un moment d'accalmie dans ce paradis tragique,
La musicalité de la pluie accompagne les basses du tonnerre,
Les notes se dessinent dans ce ciel presque magique,
Et c'est ainsi que la musicalité s'enchaîne dans l'air.

C'est un démon aux yeux de beaucoup,
Mais il devient un ange dans l'esprit d'autres illuminés.
Un démon de frayeur et de mauvais goût,
Face à un ange magnifique et adorer.

|V|


Complaintes


Vois-tu cet unique bonheur insaisissable?
Ton seul rêve que tu crois impalpable?
Entends-tu ce battement entraînant?
Cette chamade que tu écoutes en pleurant?
Laisse ton regard vagabonder sur sa beauté,
Qu'aucun ange ne saurait égaler.
Laisse ses plus douces paroles s'écouler
A l'intérieur de tes oreilles extasiées.
Ton regard l'adore et la contemple,
Ton regard l'embrasse et sans cesse l'étreint,
Ton regard l'admire d'un mouvement si ample,
Et tes yeux se referment sur ces rêves sans fin.
Ô mon ange d'extase, je t'en supplie
Tourne vers moi cet ultime regard divin,
Ô mon ange onirique, je t'en prie,
Laisse moi me plonger dans un amour sans fin.
Je t'implore, parle moi ne serait-ce qu'une fois,
Fais moi don du doux son de ta voix,
Je t'implore, approche moi et laisse moi t'admirer,
Me consumer pour plus t'adorer.
Entend mes complaintes et mes cris déchirants,
Regarde mes plaies ainsi que mon cœur enivré,
Entend mes suppliques et mon souffle haletant,
Regarde mes larmes lentement s'écouler.

Soudain je te vois m'approcher,
Plongeant ton regard dans l'azur de mes yeux,
Soudain je me vois t'enlacer,
Embrassant ton corps, attente de tout les cieux,
Nos deux bouches se rencontrent alors,
Unissant nos lèvres dans un baiser d'or.

Nous ne formons plus qu'un sous un ciel cristallin.
Nous sommes tout deux unis dans mon rêve enfantin.

|V|