vendredi 18 avril 2008

Crépuscule



Je regarde au dehors, il me semble que la lumière faiblit, ou alors qu'elle augmente. Je ne saurais dire, mais la terre semble partagée entre deux mondes. Je suis alors surpris de voir le combat qui se déchaine sous mes yeux: d'obscures ténèbres semblent attaquer l'ensoleillement. La bataille fait rage, et c'est de la victoire que semble dépendre si la nuit embrassera le jour ou si le jour pourfendra la nuit.

Puis, soudain, sans mot dire, tout s'arrête et le temps me semble alors figer. Les ombres ne bougent plus, mais ne battent pas en retraite. Je contemple, j'admire. Est-ce le matin, ou bien le soir qui m'apparait ? Serais-je confronter à une bataille sans fin que seule l'éternité saurait départager ? Je ne sais plus, je m'égare. Je m'égare dans l'admiration de cette scène figée. On dirait qu'un maitre du temps veut la graver à jamais dans ma mémoire. Là un nuage immobile, partager en deux, sombres et à la fois lumineux, ici une fine goute de pluie qui semble s'être arrêtée pendant sa chute. Si un sablier avait exister, je puis affirmer que les grains de sable n'auraient su dans quel sens tomber, vers le haut, ou vers le bas. Mais, dans tout les cas l'irréalité s'ancrait devant mes yeux.

Une impression m'apparait, cette impression de déjà-vu que tout le monde à une fois ressenti. Seulement, à l'instant ou je me mis à réfléchir où et quand cela avait pu se produire, la scène se réanima, et le crépuscule avec. Il s'imposa de sa splendeur démesurée qui n'a d'égale que la rapidité de son apparition. Il me semble que le temps se déchaine dans cette plaine. On croirait qu'il désire rattraper tout ce que la pause lui a voler. Il cri, il court et le vent l'accompagne. Tout deux m'apparaissent alors tel un requiem assourdissant. Je ne sais plus ou je suis, qui je suis, tout m'appartiens: je tiens le temps dans ma main.


Le crépuscule m'interpelle alors, ce fantôme de déchéance passagère semble vouloir mon pouvoir. Il semble vouloir vivre un peu plus, et être admirer plus longuement. Il me dit que les gens ne s'intéresse que trop peu à sa beauté matinale, à sa splendeur automnial. O mon Dieu, mais il pleur! Il pleur ses ténèbres et renâcle ses prémices de luminosité. Il pleur sur la nuit, se mouche dans le jour. La pitié me prend, ce crépuscule me semble si malheureux dans sa non chalance temporel. Je tend alors la main, et offre au monde une éternité de sombre lumière, de chaleur toute fraiche, de journée sans débuts et sans fins.


|V|

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Trop beau!! Je n'ai jamais vu quelqu'un décrire le Crépuscule d'une façon aussi réaliste et qui ressemble tellement a ma manière de le percevoir!!De tout les poèmes c'est mon préféré!^^

Adriadem a dit…

Content qu'il te plaise, au départ de toute manière, c'est toi qui m'a donné le thème ;) .

Anonyme a dit…

Pour un garçon de 16 ans c'est étonnant d'écrire avec autant d'imagination et avec un language autant recherché!!
Félicitations pour un texte aussi réussit et aussi jolie!
Continue comme ça, bon courage!
Peut etre (en espérant) de bientot relire tes écritures!